
Un arbre mort ou une branche tombée n’est pas un déchet. C’est le début d’un nouvel écosystème. En Suisse, environ un quart des espèces qui vivent en forêt ont besoin de bois mort pour survivre.
Ce que nous faisons au Crou
Quand nous taillons un arbre, nous n’emportons pas les branches et nous ne les brûlons pas. Elles restent sur place, ou rejoignent des tas de branches dans les zones boisées du terrain. Un vieux tronc couvert de lierre reste aussi debout : il sert d’abri et de garde-manger.
Comment le bois redevient vie
Les premiers arrivés. Champignons et bactéries colonisent le bois et commencent à le décomposer. Les larves de nombreux coléoptères s’y installent et creusent leurs galeries.
Les visiteurs. Ces larves et ces insectes attirent les oiseaux, comme les pics et les mésanges. Un tas de branches offre un abri aux hérissons, aux lézards, aux troglodytes et à bien d’autres petits animaux.
Le retour à la terre. Après quelques années, le bois devient tendre, puis se transforme en humus. Il nourrit le sol, garde l’humidité et aide les arbres suivants à pousser.
Et chez vous ?
Si l’envie vous prend d’essayer, un petit tas de branches ou de feuilles dans un coin tranquille suffit. Vous serez peut-être surpris de voir qui vient s’y installer.
Source : Institut fédéral de recherches WSL.