Les vieux pommiers

Au Crou, de vieux pommiers et pruniers poussent depuis bien avant nous. Certains sont creux, cassés ou couverts de lierre. Nous les gardons, et ce n’est pas par négligence : ce sont eux qui abritent le plus de vie.

Des arbres devenus rares

Ce sont des arbres « haute-tige » : de grands fruitiers, avec un tronc haut et une large couronne, comme on en voyait autrefois partout autour des villages. En Suisse, leur nombre est passé d’environ 14 millions en 1951 à quelque 2,3 millions aujourd’hui. Avec eux disparaissent des variétés anciennes et de nombreux animaux.

Un immeuble pour la faune

Les cavités. Avec l’âge, le bois se creuse. Ces trous servent de nid à des oiseaux comme les mésanges, et, dans les vieux vergers valaisans, à des espèces devenues rares comme la huppe fasciée, la chevêche d’Athéna ou le rougequeue à front blanc.

L’écorce. Ses fissures abritent araignées, insectes et chrysalides, que les oiseaux viennent chercher tout l’hiver.

Les fruits tombés. Nous en laissons une partie au sol. Merles, grives, hérissons et papillons comme le vulcain s’en régalent à l’automne.

Le lierre. Sur le vieux tronc, il fleurit en septembre et en octobre, quand presque plus rien ne fleurit : un dernier repas pour les abeilles. Ses baies nourrissent ensuite les oiseaux à la fin de l’hiver.

Notre façon de faire

Nous taillons peu, et doucement. Le bois coupé reste au jardin. Pourquoi le bois mort est plein de vie → Petit à petit, nous plantons aussi de jeunes arbres, pour qu’un jour ils prennent la relève.

Sources : WWF Suisse ; inventaires fédéraux des arbres fruitiers.

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