Pour vivre dans un jardin, un animal a besoin de nourriture, mais aussi d’un endroit où se cacher, dormir, nicher ou passer l’hiver. Au Crou, nous avons installé quelques abris simples. D’autres se sont créés tout seuls.
La maison du hérisson
Le hérisson est un voyageur nocturne : chaque nuit, il parcourt souvent un ou deux kilomètres à la recherche de coléoptères, de chenilles, de vers de terre et de limaces. Le jour, il dort. Et de novembre à mars environ, il hiberne. Pour cela, il lui faut un abri sec et tranquille, garni de feuilles.
Notre maison à hérisson est cachée quelque part sur le terrain. Saurez-vous la repérer depuis la route ? Nous ne savons jamais à l’avance si elle sera occupée : c’est le hérisson qui choisit.
L’hôtel à insectes
Ses tiges creuses et ses bûches percées accueillent des abeilles solitaires, comme les osmies, qui y pondent leurs œufs. Ces abeilles sont paisibles et piquent très rarement : on peut les observer de près au printemps. Beaucoup d’autres abeilles sauvages nichent pourtant dans le sol. Un hôtel à insectes n’est donc qu’un abri parmi d’autres.
Les abris qui se font tout seuls
Les tas de branches et de feuilles, issus de nos tailles, abritent hérissons, troglodytes, insectes et champignons. Le bois mort →
Les vieux arbres, avec leurs cavités, leur écorce et leur lierre. Les vieux pommiers →
La micro-forêt, dense et ombragée. La micro-forêt →
Bientôt, une petite mare viendra compléter l’ensemble.
Et chez vous ?
Si l’envie vous prend, un coin de feuilles mortes laissé sous une haie suffit souvent à offrir un abri d’hiver à un hérisson. Et comme les hérissons sortent la nuit, les tondeuses robots sont plus sûres pour eux quand elles travaillent de jour.